Et si on ouvrait un canal interne « prompts qui marchent » ? Une ligne par prompt, le contexte, et voilà. On réinvente tous la même chose chacun dans son coin depuis trois semaines.
Le mur du terrain
Ce que 32 collaborateurs remontent pendant le parcours : cas d'usage concrets, irritants et idées. C'est la matière première du bilan de fin de parcours.
Le vrai frein n'est pas l'outil, c'est qu'on n'a aucune règle claire. Du coup les plus prudents n'osent rien et les autres y vont sans filet. C'est le pire des deux mondes.
La flagornerie, je l'ai vue en direct. J'ai affirmé une chose fausse avec assurance sur nos délais de réappro et elle a construit tout un raisonnement dessus au lieu de me corriger.
Le tri des demandes SAV entrantes : 45 minutes chaque lundi. Je délègue le classement par thème et l'extraction du motif, je garde l'arbitrage des priorités et tout ce qui touche aux clients sensibles.
J'ai écrit un CORE pour nos posts LinkedIn et je l'ai rangé dans une note épinglée. Le bloc Exemple avec deux de nos posts qui ont bien marché change absolument tout — l'IA attrape notre ton du premier coup.
Il nous manque une fiche d'une page : quels outils sont validés, ce qu'on peut y coller, qui contacter en cas de doute. Aujourd'hui chacun improvise.
Test F4B fait : elle m'a sorti quatre étapes avec un acronyme complet et une « origine méthodologique » inventée de toutes pièces. Zéro signal de doute. J'ai reformulé en « Existe-t-il... » et là elle a dit non immédiatement.
CORE appliqué aux annonces de poste. Avant j'obtenais du texte de cabinet de recrutement générique, maintenant ça ressemble à nous. Le bloc Registre fait le gros du travail.
Les convocations de formation : même structure à chaque session, seuls le nom, la date et la salle changent. Je m'en occupais à la main depuis trois ans.
Le scan « chiffres, noms, dates, citations » prend vraiment moins d'une minute. C'est devenu automatique en trois jours. Je ne comprends pas pourquoi on ne nous l'a pas dit dès le départ.
Les noms de fournisseurs et les tarifs négociés, je les masque désormais systématiquement. Le rechercher-remplacer prend dix secondes, honnêtement il n'y a aucune excuse.
Le plus troublant : j'ai testé sur un point de droit social que je connais bien et elle m'a donné une réponse fausse mais parfaitement plausible. Si je n'étais pas du métier, je la reprenais telle quelle.
Les comptes rendus de tournée. Je dicte en vrac dans le camion, l'IA structure. Je suis passé de 25 minutes le soir à 5 minutes de relecture.
On colle des extraits de budget dans des outils grand public sans y penser. On n'a aucune règle écrite là-dessus, et personne ne sait quel outil est validé. Ça mériterait une réponse claire de la DSI.
La reformulation des retours utilisateurs en user stories. 1h par sprint. L'IA fait le premier jet, je garde les critères d'acceptation — c'est là qu'est la vraie valeur de toute façon.
Proposition : ajouter cinq minutes « retour d'usage IA » au début de chaque réunion d'équipe du lundi. Pas un point projet, juste ce qu'on a essayé et ce qui a raté.
Je passais un temps fou à reformuler les tickets d'incident pour qu'ils soient lisibles par le métier. C'est exactement le genre de tâche « textuelle et répétitive » du défi. Trente minutes par semaine récupérées.
Le relecteur hostile a trouvé deux chiffres qu'elle présentait comme des données alors qu'elle les avait estimés, plus une étude citée qui n'existe pas. Sur un document qui partait chez un client.